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Patrimoine naturel de la Vallée de la Loire

Une multitude de milieux naturels à l'origine d'une grande diversité d'espèces

Au fil de ses méandres, la Loire offre des milieux naturels changeants, dont 11 sont jugés d’intérêt européen.

Ces milieux sont appelés habitats naturels. Ils peuvent être classés en 4 catégories, qui se succèdent au fil des méandres :
-    Eaux courantes et grèves (avec plages de sable et de galets) ;
-    Prairies et prés secs à végétation rase ;
-    Boires (bras morts) et végétation humide ;
-    Forêts alluviales.

Ces habitats représentent 29% du site des"Bords de Loire entre Iguerande et Decize".

Ces habitats naturels accueillent une faune et une flore très riches parmi lesquelles sont recensées 88 espèces d’intérêt européen dont 2 espèces de plantes (Marsilée à quatre feuilles et Lindernie couchée) et 44 espèces d'oiseaux.

 

Le cours de la Loire constitue un axe migratoire pour des poissons comme l’emblématique Saumon atlantique, la Lamproie marine (qui ressemble à une anguille) ou encore la Grande Alose. Dans les airs, le Gomphe serpentin, une grosse libellule, arpente les rives du fleuve à la recherche de nourriture.

 

 

Les talus des berges sablonneuses de la Loire constituent des sites de nidification pour le magnifique Martin-pêcheur. Les sables et galets érodés sont déposés en aval, formant des grèves, où s’installera une végétation clairsemée, adaptée aux conditions de sécheresse du sol. Les rares Sterne naine et Sterne pierregarin y construisent leur nid sous forme d’une petite cuvette creusée à même le sol. L’Oedicnème criard, oiseau des landes et plaines à végétation pauvre, fréquente ces milieux, profitant de son mimétisme.

 

Les pelouses, à la physionomie généralement assez clairsemée, accueillent une végétation diversifiée des milieux secs et pauvres. Au printemps leur floraison abondante accueille de nombreux insectes. L' épervière de la Loire pousse dans ses milieux aux conditions difficiles.

 

 

Plus loin, les prairies inondables, entretenues par pâturage, conservent des buissons où se perche la Pie-grièche écorcheur. Certaines prairies sableuses peuvent servir de sites de reproduction pour une tortue d’eau douce, la Cistude d’Europe.

 

Les anciens méandres délaissés momentanément par la rivière, appelé boires ou bras morts, abritent parfois la très rare Marsilée à quatre feuilles, une fougère aquatique ressemblant à un trèfle. Ces bras morts sont également utilisés par un petit poisson sédentaire, la Bouvière, qui se reproduit dans les coquilles de moules d’eau douce.

 

 

Sur les zones délaissées par la Loire, des forêts alluviales prennent place. Constituées essentiellement de Peuplier noir et de Saule Blanc dans un premier temps, ces forêts alluviales dites « à bois tendre » évoluent en vieillissant vers des forêts dites « à bois dur », où prédominent Chêne pédonculé, Frêne commun et Orme lisse.
C’est en bordure de ces forêts alluviales que peuvent être observées les traces du Castor, réapparu sur le site il y a une dizaine d’années. Elles constituent également des sites de nidification pour le Milan noir.

 

Un site d'accueil majeur pour les oiseaux

La Vallée de la Loire accueille plus de 321 espèces d’oiseaux, dont plus de 83 nicheurs, et de nombreux hivernants et migrateurs de passage.

 

L’intérêt qu’il présente pour les migrateurs s’explique notamment par l’orientation nord-sud du couloir fluvial de la Loire, qui coïncide avec l’axe de migration des oiseaux nordiques. D’autre part, ses milieux variés et parfois difficilement accessibles conviennent à l’alimentation de nombreuses espèces. Ils leur offrent la tranquillité dont elles ont besoin au cours de leur haltes migratoires.